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Mémoire 2000 à la fête de la république laïque et métissée au 20ème
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Robert Faurisson a été débouté de ses poursuites contre Robert Badinter
LEMONDE.FR avec AFP | 21.05.07 | 15h13 • Mis à jour le 21.05.07 | 16h36

L'universitaire Robert Faurisson a été débouté lundi 21 mai par le tribunal de grande instance de Paris des poursuites pour diffamation qu'il avait intentées contre Robert Badinter.

M. Faurisson, 77 ans, a estimé que l'ancien président du Conseil constitutionnel l'a diffamé le 11 novembre dans une émission d'Arte lorsqu'il a affirmé que "le dernier procès" qu'il avait plaidé avant de devenir ministre de la justice en 1981 "c'est le procès contre Faurisson". "J'ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l'histoire", avait déclaré Robert Badinter. Or, selon Robert Faurisson, le terme de "faussaire" n'apparaît pas dans le jugement de juillet 1981.

M. Badinter faisait référence à un jugement du 8 juillet 1981 qui condamnait l'universitaire pour avoir notamment déclaré que"Hitler n'a jamais ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion".

"TENTATIVE DE MYSTIFICATION"

La 17e chambre du TGI de Paris, présidée par Nicolas Bonnal, a en outre condamné M. Faurisson à payer 5 000 euros à l'ancien garde des sceaux, au titre des frais de justice.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, demandant que l'universitaire soit débouté. Lors de l'audience du 2 avril, le parquet a affirmé que l'universitaire avait bien "faussé" l'histoire en théorisant l'inexistence des chambres à gaz. Il avait présenté le procès intenté par M. Faurisson à M. Badinter comme une "imposture, une tentative de mystification"


Robert Badinter, poursuivi par le négationniste Robert Faurisson, a fustigé "l'une des pires entreprises de faussaires de l'histoire"
LE MONDE | 13.03.07 | 16h34 • Mis à jour le 21.05.07 | 15h16

Répéter, puisqu'il le faut. Témoigner, puisque juste là, à trois mètres de lui, on répète en jubilant de la belle occasion ainsi donnée que "les prétendues chambres à gaz et le prétendu génocide hitlérien forment un même mensonge historique".

Lundi 12 mars, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, Robert Badinter fait face à l'historien négationniste Robert Faurisson, qui le poursuit en diffamation pour l'avoir qualifié, lors d'une émission diffusée sur la chaîne Arte, de "faussaire de l'histoire".

L'ancien garde des sceaux se lève et raconte : "J'avais 13 ans, en octobre 1941, quand mon oncle a été arrêté au domicile que nous venions de quitter. Il a été dénoncé et envoyé au camp de Drancy et, de là, il a disparu. J'avais 14 ans quand ma grand-mère paternelle a été arrêtée par des policiers français sur ordre de Bousquet. C'était au début de l'automne 1942. Elle avait 80 ans, on l'a descendue sur une civière, on l'a envoyée à Drancy et on n'a plus eu de nouvelles. J'allais avoir 15 ans quand mon père a été déporté à Lyon, le 9 février 1943, par la police allemande, sur ordre de Klaus Barbie. Nous n'avons plus jamais eu de ses nouvelles. C'est cela, mon adolescence à moi !"

ARGUMENTER ENCORE

La voix de Robert Badinter enfle. Le négationnisme, dit-il, "c'est l'une des pires entreprises de faussaire de l'histoire". "On en est arrivé à nier non seulement l'existence des chambres à gaz, mais le génocide lui-même. Il n'y a plus de bourreaux, il n'y a plus d'assassins, il n'y a que des morts par hasard, pour rien ! Voilà ce que cela signifie pour nous, les vivants !"

L'ancien garde des sceaux se détourne des juges pour fixer l'homme qui le traîne devant eux : "Jusqu'à la fin de mes jours, tant que j'aurai un souffle, je me battrai contre vous et vos semblables."

Argumenter encore, mais, cette fois, avec les armes des historiens. Annette Wieviorka, Henri Rousso et Nadine Fresco se succèdent à la barre. "Faussaire ou falsificateur sont les seules façons de qualifier les travaux de Robert Faurisson", soulignent-ils, en démontrant, phrase après phrase, "l'usage falsifié des références, les faux guillemets, les amalgames" qui jalonnent les thèses de l'historien négationniste.

Dans la salle, une poignée de ses partisans distribuent des numéros de leur journal, La Vieille Taupe, et ponctuent d'exclamations indignées les dépositions des témoins.

Sur son pupitre, Me Henri Leclerc, l'un des avocats de Robert Badinter avec Me Bernard Jouanneau, a déposé la retranscription de l'une des dernières interventions de M. Faurisson, à la conférence de Téhéran, le 11 décembre 2006. "Il n'y a aucune différence entre les armes de destruction massive d'Adolf Hitler et celles de Saddam Hussein", peut-on lire entre de longs développements sur "le mythe de l'Holocauste".

Argumenter toujours et inlassablement. "On continuera, a promis l'historienne et spécialiste du négationnisme Nadine Fresco, puisque le ressentiment et la haine ne désarment pas." Poursuite des débats le 2 avril.
Pascale Robert-Diard


Robert Badinter.
Le négationniste Faurisson à nouveau traité de «faussaire»
Par Jacqueline COIGNARD
QUOTIDIEN : mardi 3 avril 2007

Un «faussaire» de l'histoire viscéralement antisémite. Voilà ce qu'est le négationniste Robert Faurisson, selon le procureur François Cordier. Hier, devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, le représentant de la société a complété le portrait de cet ancien maître de conférence de Lyon-III qui poursuit Robert Badinter en diffamation. S'agissant d'une audience civile, le procureur n'a pas fait de réquisitions, mais a présenté des conclusions qui reflètent son analyse du dossier, à la fin de ce procès commencé le 12 mars ( Libération du 13 mars).

Jeté. Pour s'offrir cette tribune, Robert Faurisson s'est jeté sur une phrase prononcée par l'ex-garde des Sceaux sur Arte, en novembre 2006, en toute fin d'une émission sur la liberté d'expression : «J'ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l'histoire.» Ces derniers mots n'étant pas écrits en toutes lettres dans le jugement du 8 juillet 1981 qui le condamne, Faurisson s'estime diffamé.

«Grâce à ce combat douteux, il entend se voir délivrer un brevet de respectabilité. Vous rejetterez ce qui ressemble à une nouvelle tentative de mystification et d'imposture», demande François Cordier. «Ce faisant, vous direz que tous ces enfants, toutes ces femmes, tous ces vieillards, tous ces hommes qui ont été arrêtés, déportés, exterminés seulement parce qu'ils étaient juifs, tziganes ou encore malades mentaux, demeureront éternellement dans notre mémoire, qui est leur unique sépulture», termine le magistrat. Quelques applaudissements crépitent, même si ce n'est pas autorisé, même si la salle est bondée de partisans de Faurisson.

Quelques instants plus tôt, Me Henri Leclerc, l'un des avocats de la défense, avait hurlé son indignation : «On vous demande de rendre une injustice majeure au nom d'un sophisme, de condamner un juste au nom d'un faussaire !» Et de citer quelques morceaux choisis d'une conférence sur l'Holocauste, récemment donnée à Téhéran par Robert Faurisson. Entre 1933 et 1945, les Juifs européens s'opposaient aux Allemands, voilà pourquoi ils étaient traités comme une minorité hostile, d'après Faurisson. S'ils étaient persécutés, il y avait des raisons : leurs activités de guérilla. Les nazis étaient obligés de prendre des mesures de police plus ou moins dures, mais justifiées, expliquait-il à son auditoire. «Faussaire ! Menteur !» tonne Henri Leclerc. «La grand-mère de Badinter envoyée à Drancy sur une civière à l'âge de 80 ans menait une guérilla ? Et les enfants d'Izieu, tous emmenés et aucun revenu ?» interroge l'avocat.

Vider. Pour que ce procès soit aussi «de chair et de sang», l'avocat cite un long passage de Sonderkommando, un livre de Shlomo Venezia, envoyé à 20 ans à Auschwitz et employé à vider les chambres à gaz de leurs cadavres pour les brûler. «Un jour que le crématoire était plein...» lit Henri Leclerc. Mais ce témoignage, préfacé par Simone Veil, «Robert Faurisson le considère comme un roman de gare», explique Me Bernard Jouanneau, autre avocat de la défense. Mû par une obsession aux antipodes de la recherche de la vérité historique, Faurisson écarte tout ce qui contrarie son postulat : les chambres à gaz n'ont pas existé.

Pendant trois heures, Me Jouanneau démonte la méthode du faussaire déjà décrite par les historiens Annette Wieviorka, Nadine Fresco, Pierre Vidal-Naquet, Henry Rousso, Valérie Igounet... Au beau milieu de cette plaidoirie, Robert Faurisson se lève, déambule, va s'adosser tout au fond de la salle, bras croisés sur son costume à rayures. Sec vieillard de 77 ans aux petits yeux d'acier, il affiche son plaisir et son mépris. Finalement, il revient à sa place, bousculant Me Jouanneau et l'obligeant à s'interrompre pour le laisser passer.

«Prétendu génocide».

Pour le procureur, les historiens cités et les avocats de la défense, cet homme se définit par son antisémitisme. Une obsession qui éclate lorsqu'il tient une de ses phrases fétiches : «Les prétendues chambres à gaz hitlériennes d'un prétendu génocide des Juifs ne forment qu'un seul et même mensonge historique ayant permis une gigantesque escroquerie politico-financière.» Henri Leclerc en vient à s'interroger : «Je me demande si cette obsession antisémite monomaniaque ne l'a pas rendu fou tant il a perdu le jugement.» Décision le 21 mai.

Mémoire de Lucie Aubrac. Le souvenir de la résistante récemment décédée, plusieurs fois témoin aux séances de Mémoire 2000, seule ou avec son époux, sera voudront y assister sera marqué à Paris par une rue du 3ème à définir, ainsi que par le changement du nom du collège Fontaine au Roi du 11ème.

Droit de vote
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Reportage sur l'expo sur le
Conseil de la Citoyenneté du 20ème

[Communiqué du 2 février 2007]


TIME Magazine distribue un documentaire et adopte une politique sur le Génocide des Arméniens

Dans son édition européenne diffusée le 2 février 2007 (daté du 12 février 2007) TIME Europe fait paraître une annonce pleine page concernant le Génocide des Arméniens accompagnée d’un documentaire en DVD bilingue (anglais-français) de 52 minutes, inséré dans le magazine. Ce documentaire, réalisé par Laurence Jourdan diffusé en 2006 sur Arte, est suivi d’une interview de 46 minutes de l’historien Yves Ternon, spécialiste mondial des génocides.

La page concernant le Génocide des Arméniens et le DVD ont été gratuitement inséré par TIME, après que son équipe, sans révision préalable est accepté la diffusion dans son édition du 6 juin 2005, d’un DVD, payé par la Chambre de commerce d’Ankara comme une publicité en faveur du tourisme en Turquie, mais qui s’avérait être en réalité un documentaire de propagande niant de manière pernicieuse la réalité du Génocide des Arméniens.

Afin de corriger cette erreur, TIME Europe avait publié dans son édition du 17 octobre 2005 un droit de réponse des cinq organisations françaises suivantes : Mémoire 2000, le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF), le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA), J’accuse et le MRAP. Dans une note complémentaire, l’éditeur s’excusait pour avoir diffusé le DVD turc.

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Polémique sur une petite annonce refusée par "L'Est républicain"
LE MONDE | 23.10.06 | 14h21
NANCY CORRESPONDANTE

Mémoire 2000, La Ligue des droits de l'homme, SOS-Racisme, le MRAP, l'Union des étudiants juifs de France, J'accuse, le comité de défense de la Cause arménienne, le Consistoire israélite de France, la FNDIRP (association d'anciens déportés) et l'AFMA (association Fonds mémoire d'Auschwitz) ont diffusé, lundi 23 octobre, un communiqué commun, soutenant l'action lancée par la famille Volson contre L'Est républicain.
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[Communiqué du 23 octobre 2006]

MEMOIRE 2000

Les associations signataires tiennent à exprimer leur solidarité avec la famille VOLSON qui s'est vue refuser par le service de publicité et par la Direction de "L'EST REPUBLICAIN" l'insertion d'une annonce, évoquant la mémoire de leur père, victime "d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie" .
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04/2006
EGALITE DE TRAITEMENT DES DEPORTES

Mémoire 2000 est heureuse d'annoncer d'importants progrès dans sa démarche auprès de la Haute Authorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) en matière d'égalité de traitement entre déportés.

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09/2005

Droit de réponse suite à la diffusion par TIME

d'un DVD négationniste sur le génocide arménien (cliquer)

 

Programme de nos séances mensuelles 2007-2008

Première séance pour scolaires de la rentrée :
le jeudi 15 octobre 2007
La police politique : "La vie des autres"
Réservations au
01 40 47 73 48


Programme de notre festival 2007 :



Programme de nos séances mensuelles 2006-2007

Programme de notre
festival de films 2006:

"L'engagement à travers l'oeuvre de Costa Gavras" (màj 11/10/06)




 

Les visites aux lieux de mémoire reprendront à la rentrée scolaire 2007. Les enseignants sont invités à nous contacter pour s'inscrire pour une prochaine visite. Téléphoner au
01 40 47 73 48.

Sortie du DVD du témoignagne de Francine CHRISTOPHE, Une petite fille privilégiée. Mme CHRISTOPHE nous fait l'honneur d'accompagner souvent nos visites notamment à Drancy
[infos et achat ici]



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